Posté le 15/04/2009 à 12:00 par investirmaurice
La santé et l’éducation sont des services essentiels aux yeux de tout un chacun. Ce sont deux aspects, peut-être les plus importants dans certains cas, à considérer dans un projet d’installation – surtout quand on est en famille. Je tenterai d’apporter mon opinion le plus objectivement possible, mais non sans émotion car les deux secteurs ont eu un impact important dans ma vie. Mon père était prof, et donc je suis né dans l’éducation ET il est décédé dans un hôpital public suivant une erreur médical. Il est décédé un avril, et je lui rends hommage à travers cet article, 12 ans après.
Merci papa – merci d’être toujours là. Si je suis capable de tenir une audience à travers mes mots, ce n’est que grâce à toi. Merci mon prof, merci mon coach pour les entraînements de foot à 5hrs du matin, merci mon ami pour tes conseils, merci de m’avoir tout le temps fait confiance, merci d’avoir cru en moi. Je ne te l’avais jamais dit de ton vivant, mais je te le dis maintenant… Je t’aime papa ! (Mouchoirs SVP, LOL)
Bon voila, je commence par l’éducation. Maurice a vu, durant ses derniers 10 ans, l’éclosion des écoles privées. Je me rappelle qu’à l’ouverture de la première de ces écoles (Le Bocage High School), on se disait que l’on ne pourrait jamais y envoyer nos enfants car le prix était E.X.H.O.R.B.I.T.A.N.T ! On se demandait aussi si cette école pourrait survivre, et qui pourrait bien être ses élèves. On a eu tort, après quelques années, l’île est remplie de telles institutions ! IPS, L’école du Nord, l’école du Centre, ils sont là. Eh oui, j’ai raté le Lycée de Labourdonnais (Curepipe) qui est au fait la première, s’étant implanté bien avant. Je l’ai raté car c’est une école très discrète (presque invisible) et réservée à l’époque aux blancs Mauriciens. Il pas étonnant que cette école était perçue comme ‘raciste’ parmi beaucoup de Mauriciens. Bon, passons, ce n’est pas l’objet de cet article ! Bref, les écoles privées ont connu un succès franc car l’éducation publique et gratuite n’était (et n’est toujours pas) à la hauteur. Ceux qui peuvent se permettre d’assurer une éducation adéquate à leurs enfants n’hésite pas à faire le choix : école privée … et poches dévidées (tant pis, a-t-on vraiment le choix ?)
Mais qu’est-ce qui ne marche pas avec l’éducation publique ? D’abords, les infrastructures. Certaines écoles primaires ressemblent plus à des vieux hôpitaux de guerre. Un manque visible d’hygiène (personnellement, je préférais faire mon ‘truc’ sous le grand tamarinier qu’utiliser les WCs de l’école.. eh, j’avais pas 15 ans hein !). Parfois une vaste superficie de terres et poussières pour faire du sport. Des classes de 40 élèves et il fallait aussi faire de la place pour les cafards qui n’hésitaient pas à utiliser tous les moyens pour s’éduquer.
Au niveau du système, c’est la catastrophe. Chaque nouveau ministre essaie d’apporter son concept, ce qui fait que presque chaque 2 ou 3 ans les élèves doivent s’adapter. Les cartables sont tout le temps surchargés… parfois je me demande si le gouvernement ne devrait pas offrir des brouettes à ces pauvres petits. Heureusement que la Chine s’est ouverte au monde, on a les sacs à roulettes à bon prix… donc on traîne, on traîne… son fardeau. Bon, l’Anglais reste la base de l’éducation publique car c’est la langue officielle du pays. Apprendre l’Anglais n’est pas si simple, car visiblement les profs ne sont pas tous formés d’une manière adéquate. Oublions la prononciation, trop compliqué, bien souvent comique même. Le français, même si proche du créole Mauricien, est un massacre dans beaucoup de cas. Les C.O.D, C.O.I, superlatif, plus-que-parfait, et passé simple, par exemple, étaient pour moi des choses incompréhensible. La raison était simple, le prof nous disait (avec son air de super français) ‘ça, c’est un Complément d’Objet Direct…’ allez comprendre le reste. Merci encore papa (heureusement il était là pour me sauver).
L’école privée a un cursus bien plus développé vers l’encadrement des futurs adultes. Les classes de musiques, de théâtre, de natation (impensable dans une école publique) sont là et bien structurées. On a même des classes de motos et de quad pour les petits dans certaines établissements privées ! Les profs sortent d’un processus de sélection assez stricte qui prend en considération différents aspects de leurs formations et leur personalités. Le programme d’éducation est basé sur des modèles prouvés efficaces. Le Bocage utilise le International Baccalaureate, tandis que les écoles publiques secondaires font toujours confiance à Cambridge qui a continue à se casser la gueule avec ses nombreuses bourdes. Au niveau des infrastructures, rien à dire. Elles ont toutes des immeubles modernes, des facilités de pointe tant au niveau sport, laboratoire des sciences, informatique, salle audio-visuelle, etc. Et les toilettes…dignes de ce nom ! (je me suis fait une fixation je crois. Faut que je vois ce psy à tout prix !).
Maintenant parlons un peu de la santé. Il serait plus simple pour moi de vous dire que cela est le reflet de l’éducation. Tous ce que j’ai dit sur les établissements scolaires publics sont à multiplier par dix pour les hôpitaux. Des thérapies assistées par des chats, des souris (amis pour la circonstances), des chiens errants qui surveillent le couloir, des dépotoirs à côtés des salles de maternités et neo-natal (entendu à la radio ce matin même). Et les toilettes !? Non, assez, je crois que le psy devient une urgence pour moi là ! Des médecins frustrés, irrités.. on a toujours l’impression d’avoir interrompu leurs éternelles siestes. Ces temps-ci beaucoup de jeunes stagiaires sans expérience qui prennent les patients en main sans supervision. J’étais à l’hôpital y a presque un mois à cause de mes yeux. Je n’arrivais pas à les ouvrir… et le docteur me lance ‘ouvert lizieux missié, ouvert ou lizieux do !’ (Traduction : ouvrez vos yeux monsieur, ouvrez les yeux bon sang !). Le xxxx (censure oblige) ne s’est même pas rendu compte que je suis devant lui parce que je n’arrivais justement pas à ouvrir mes yeux.
Les hôpitaux privés, qu’on appelle communément ‘clinique’ ici, sont payants, et chers dans beaucoup de cas. C’est un gros business, mais on y a plus de chances de sortir sans aggraver son cas. Ils ont les meilleurs médecins du pays, utilisent des technologies modernes, sont propres et un personnel accueillant et souriant (tant qu’ils voient des Roupies dans vos yeux). Je suis peut-être un peu trop négative mais je dis les choses comme je les vois. Mon père est mort d’une hémorragie cérébrale… le médecin a cru bon de nous demander l’historique de sa santé… après 2 semaines d’hospitalisation et c’était quand il est tombé dans le coma. J’avais 22 ans, le médecin a failli mourir avant mon père, n’était-ce l’intervention de ma mère. Oh, je n’oublierai jamais son visage et son air arrogant. Il a tué mon père, il ne savait même pas que mon père était diabétique et donc, personne n’a administré les médicaments contre la diabète durant son séjour dans ce maudit hôpital.
Ce matin j’entends à la radio qu’une femme est décédée (en grossesse de 2 mois). Le médecin n’avait rien trouvé d’anormal même si elle avait fait des multiples malaises. Elle a du descendre deux étages dans son état, car les ascenseurs étaient en panne. Elle est décédée ce matin… je vois bien certains médecins se dire : Et alors ? – C’est souvent cette attitude qu’ils prennent. Vous êtes traités comme de la mécanique chez le mécanicien – sans respect de votre personne, sans communication, sans pudeur… ! Non je ne blâme pas les mécaniciens !
Les cliniques comme on les appelle sont mieux armées. Ils vous traitent comme un client, car vous êtes porteur de business. Tant mieux, si cela marche comme ça, au moins on vous respecte - et on vous donne une meilleure chance de guérir.
Bref, les expatriés ont souvent l’habitude d’une bonne qualité de services tant au niveau éducatif que médical. Il ne faut pas se faire d’illusion ici, il faut bien comparer ce qui vous est offert et son prix. Dans ces deux secteurs, la qualité est primordial (il est même une question de vie ou de mort) et le prix reste secondaire. C’est l’attitude à adopter à Maurice si vous voulez vous en sortir. Comparez, discutez autour de vous et n’hésitez surtout pas à chercher ce qui se fait ailleurs.
En cas d’urgence on peut toujours se rendre à l’hôpital public pour les premiers soins. Pour une prise en charge rapide à la clinique, trouvez une bonne assurance médicale. Les sociétés d’assurance offrent des solutions attrayantes et efficaces.
Pour la scolarisation de vos enfants, ne pensez pas qu’en les mettant dans des écoles publiques vous faciliter leurs adaptation à l’environnement social du pays ! Ils finiront par répondre à toutes vos questions par le fameux ‘mo pa koné’ (je ne sais pas !)
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Posté le 30/03/2009 à 12:00 par investirmaurice
Mme Bordaz est egalement une francaise qui a subit des domages dans cette affaire. Nius avons tous les deux perdus Rs2 millions. Effectivement je defendais la demande des francais poour un financement car au debut ils avancaient que la banque etait trop chere a Maurice. Comme je l'ai dit je croyais en eux, et j'ai tout fait pour que Mme Bordaz injecte ses economies. Moi j'etais sur le point de perdre egalement le seul terrain que je possede.
Je ne suis pas riche non plus et mon argent representait au moins 7 ans d'economie. Mais Mme Bordaz je vous ai dit que je fais tout pour vendre cette affaire et vous rembourser. Meme si elle se vend a Rs2 millions, je ne prendrai pas un centime. Je la maintiens toujours.
Mon telephone fonctionne toujours et c'est le 497 8050, mais je crois vous appelez suur le 490 2033 qui appartenait a mes chers associes. N'empeche Mme Bordaz, j'ecris cette article pour quelle reste aux yeux de tout le monde qui lit ce blog.
Mon peche et que j'ai cru en eux, et qu'a ce moment la je les ai defendu partout meme creant des mecontents au sein de ma famille. Voyez, chers lecteurs, ces messieurs ont su trouver quelqu'un d'autre et ont deja une autre affaire...moi je galere et je prend le blame en plein face. Mme Bordaz a raison...sur toute la ligne sauf que moi je ne suis pas volatilise...je suis la a me battre pour recuperer au moins son investissement.
Posté le 18/03/2009 à 12:00 par investirmaurice
Certains d'entre vous ont peut etre lu ce commentaire d'aninyme 2 (que j'ai fais efface). Je dirai a cette personne que si selon lui je merite d'etre aveugle pedant 1 semaine. Suite a une grave infection des yeux. Ceux qui m'ont contacté le savent.
Meme ce poste est dicte, car je vois a peine 10%.
Si je me souviens cette personne est un francas, encore un, qui se presse de taxer les mauriciens quand I'll n'arrive pas a se faire du fric vite a Maurce. Pourtant ce monsieur a ete mis au courant tout de suite de mes ennuis de sante. Bon sang, vous etes chez moi ici, alors avant de hurler sur tous les toits qu'on est des cons, rentrez chez vous ou tout est rose!!! Ou tout le monde est parfait.
Je ne souhaite pas qu'il vive une semaine dans le noir sans ses enfants... Je ne souhaite pas qu'une petite etincelle d'allumette lui fasse mal aux yeux au point de hurler de douleur. Non I'll ne merite pas cela car il est francais et Il vient se faire du fric sur les dos des autres. Alheur a celui qui ne le suit pas!
Je suis desole..mas ce sera pas la faute des mauriciens si on bottait les f....de tous ces pretentieux....
Posté le 25/02/2009 à 12:00 par investirmaurice
Avec la crise économique en épée de Damoclès, beaucoup se demandent si prendre le risque d'investir dans un pays comme Maurice vaut le coup. Je pense que la question elle-meme vaut le detour. Comme à chaque fois, ce blog ne contient que mon opinion personnel... de citoyen ordinaire.
Je pense sincèrement que la crise ne nous a pas atteint encore! Maurice n'a pas connu jusque présent les licenciements et aucun plan de sauvetage n'a été mise en place. Dirions-nous peut-etre que ce petit miniscule de pays est trop confiant? Non, je pense qu'un étant isolé, certes dépendant de la situation mondiale, nous avons pu rester à l'écart de la catastrophe... la question à se poser c'est 'pour combien de temps encore?'. lors d'un de ses discours le Premier Ministre a fait comprendre que notre pays pourra éviter à son tour le plongeon si les grands Etats s'en sortent à temps. Nous allons commencer notre descente au moment où les autres commenceront leurs remontées. De ce fait nous rattraperons la vague et n'aurons pas le temps de faire la grande chute! J'espère qu'il a raison... je prie pour cela! Bref, Maurice reste toujours attractif et propose divers opportunités d'investissements.
Mon constat est justifié par le nombre croissant d'investisseurs qui arrivent de jours en jours. En tete, les Francais, suivis des Sud-Africains (ils ont des raisons plus que financière derrière leurs départ... après la coupe du monde de foot? le mouvement va définitivement s'accelérer). Alors où investir? Quelle est la tendance chez les investisseurs étrangers?
Je vois un rush vers l'immobilier. Les gens achètent, construisent et loue. Villas, chambre d'hôtes et petits hôtels. Les offrent affluent... j'ai moi même étais mandaté pour vendre un joli lôt de terrain et même un projêt hôtelier de grand envergure. Les temps des petits commerces tenus par les étrangers sont un peu loins maintenant. Certes les petits business intelligents sont toujours là et resteront (service d'externalisation, centre d'appels ciblés, etc). Autre tendances: le tourisme. Secteur incontournable, le tourisme attire. Mais toutes les activités ne sont pas permises aux étrangers. Donc ici le début de tout nouveau système: création de formules qui permettent aux étrangers d'infiltrer ces secteurs!
le luxe est un autre secteur porteur et beaucoup y ont brillamment réussi. L'habillement, la coiffure, les cosmetiques ou la lingerie fine.
Le marché à viser doit être diversifié; un mélange de domestique et d'export. Créer un pont de commerce entre les pays Asiatiques et l'Europe est un bon structure, mais encore faut bien penser aux lignes de produits.
En bref les possibilités sont multiples et toujours interessantes. J'invite ceux qui se pose des questions de me contacter soit sur nadeem_mosafeer@hotmail.com ou sur nmosafeer@emtel.blackberry.com
Posté le 06/11/2008 à 12:00 par investirmaurice
En ouvrant l’accès aux capitaux et compétences étrangers, l’Ile Maurice ne s’est pas attirée que la clientèle visée. Je me suis fait cette réflexion dans un de mes articles précédents, mais je me vois contraint à revenir à la charge suite à la mésaventure personnelle que j’ai vécu face à un de ces pseudo investisseurs.
Sans entrer dans les détails de cette ‘histoire’, je vous propose en grandes lignes quelques points saillants. Il m’a été très difficile de retrouver mon humour… alors milles excuses pour ce ‘manquements’, cher audience !
Voila un an qu’un Monsieur français me contacte, à travers ce blog, pour contempler une éventuelle installation sur Maurice. On a très vite sympathisé, et après des jours et des semaines de discussion, on devient ami et je lui fait part de mon projet personnel : monter un restaurant. J’apprends alors que Monsieur est professionnel dans le domaine et qu’il avait aussi ses restaurants en France. Sans hésitation je l’invite à se joindre à moi et je lui transmets mon ‘business plan’. Il fait quelques correction et ajustements – en vrai professionnel et nous voila engagés dans un projet commun. Monsieur apportera l’expertise technique et moi je prends en charge le juridique – hors de la contribution financière nécessaire de chaque côté.
Au fil des discussions, Monsieur m’impose subtilement son compagnon. Etant maintenant de très bons amis (on se disait frères), je ne pouvais refuser…mais je demande aussi si je peux ramener mon propre frère. Monsieur est d’accord, son compagnon aussi…mais mon frère a d’autres priorités. Tant pis, on reste à trois et on continu (sachez qu’à ce stade tout se déroule par email car les deux compères sont toujours dans leur pays). Mais non, le compagnon de Monsieur.. impose subtilement (eh oui ! aussi) l’intégration de son frère… ok, un de plus (dans ma tête) ne fera que du bien. Ce que je realise pas à cet instant, ce qu’ils m’imposent des parts égales à chacun : soit 25% par personne.. donc théoriquement ils sont à 75%. En sus de cela ils ont 3 sièges sur le Conseil d’Administration et moi 1. D’habitude j’attire toute de suite l’attention de mes clients sur des choses comme cela…mais dans mon propre cas, je n’ai pas vu venir la chose ! Voila l’exemple typique du cordonnier mal chaussé…. !
Ils débarquent à Maurice finalement, une maison déjà à leur disposition, je trouve une voiture en location longue durée. Tout va bien ! Super, on est entre frères et on va faire un malheur à Maurice… un quatuor d’enfer (Lucifer était bien en face de moi).
Après quelques semaines on commence à faire le tour des banques pour trouver un financement. A ce stade, je ne me rencontre même par qu’ils n’ont pas un sou en poche, moi je suis prêt avec mes fonds. Messieurs ne peuvent même pas fournir une attestation bancaire, étant en ‘interdits bancaires’ dans leurs pays. Encore, je ne vois rien venir. Je place mes sous, on monte le projet, en attendant que leurs argents arrivent.
Trois mois après, toujours rien ! Pas de fond de roulement, … rien ! Et ils bouffent la caisse, consomme les alcools du commerce, le champagne coule à flot quand ils invitent leurs nouveaux amis Mauriciens… Entre ‘grands petos’ on ne boit pas du Coca ! Ils ne peuvent pas payer les employés, le loyer du local, les fournisseurs…
Là ils me demandent de placer ma propriété en garantie contre un découvert bancaire. Je refuse. Etant blancs de peau (lisait mon blog sur la culture mauricienne), ils trouvent facilement un autre français pour placer cet argent. La situation explose. Je quitte l’établissement sans vouloir y retourner mais en promettant de récupérer ‘mon affaire’.
Aujourd’hui ils se prennent toujours pour les propriétaires des lieux… ils avaient cette attitude dès le début. Ils ont même agressé le vrai propriétaire de l’immeuble. Ils sont connus comme les nouveaux grands investisseurs à Grand Baie. Ils bombent le torse… mais ils sont étrangers et blancs… donc forcement le mauvais c’est le petit Mauricien !
Ces messieurs qui ne cessent de se dire ‘investisseurs ayant mis Rs4 millions’ n’avaient même pas d’argent pour payer leur loyer de résidence, ils n’avaient pas Rs200 pour mettre de l’essence dans la voiture louée et ont du me suivre jusqu'à la banque (quasiment un hold-up) pour que je les avance un peu de sous, ils essaient d’acheter du temps à tout le monde. Et ont même pris un avocat pour se défendre contre moi, car apparemment le bruit cours que le petit Mauricien veut doubler les Français. Pauvre avocat…, il devra également initier des actions légales pour récupérer ses honoraires. Et s’il est payé se sera avec l’argent de ma caisse !
Voila pourquoi il est nécessaire qu’à un certain niveau l’état Mauricien, et les Mauriciens en général se doivent d’assurer que ceux qui se disent investisseurs investissent vraiment dans ce pays ! Ces investisseurs de zéros pillent nos banques, squattent nos espaces, et grillent les chances des Mauriciens – je ne suis pas xénophobe … je gagne ma vie en faisant entrer des étrangers dans le pays.
Je suis dégoûté, mais heureusement dans ma profession je côtoie quand même des vrais investisseurs, parmi eux pas tous des super riches, mais au moins ils viennent avec leur cœur, l’honnêteté et le sourire… et ça c’est un vrai bonheur !
Posté le 06/06/2008 à 12:00 par investirmaurice
Un des lecteurs de ce blog vient de me demander de definir mon metier. Jusqu'à maintenant je ne me suis pas arrêter pour me permettre cette reflexion. Aucun repis moral depuis que je me suis lancé dans cette carrière...16 ans maintenant. Aujourd'hui je ne trouve aucune autre definition à mon metier que celle de 'Gynaecologue des affaires'.
A 33 ans, je me rencontre que tout ce que je fais c'est principalement accompagner des entrepreneurs dans la realisation de leurs projets. Donc les gens viennent me consulter après avoir concu une idee d'entreprise, et moi je m'assure à ce que leur bébé trouve le jour dans les meilleures dispositions possibles. Souvent à l'approche de l'accouchement et pendant son déroulement, le gynaecologue devient symbole de dieu et juste après on l'oublie, c'est malheureusement mon cas aussi.
Je conseille les futurs dirigeants sur la meilleure structure juridique possible et j'entreprend toutes les procédures d'implementation. Creation de société, domiciliation de siège social, directeur nominatif..oui je fais tout ca. Pour plus de precision, vous pourrez consulter mon site web http://gibsonandhills.tripod.com.
Mais hors de l'accouchement, j'interviens aussi pour regler certains autres problèmes. Par exemple, agir en mediateur dans les disputes, relever les failles dans les systèmes de gestions & les corriger, entre autres. Je contribue beaucoup sur deux forums egalement, dont www.ile-maurice.com Et www.africaguide.com. Je pense humblement que je jouis d'une bonne dose de respect sur les deux...enfin si c'est pas trop de pretention de le dire ici!
Aussi, je m'occupe un peu aussi des missions monotones telles que la comptabilité, la gestion financière, l'audit, etc.
Ma formation c'est fait à la vieille école, sur le tas, entre les mains des meilleurs consultant du pays (KPMG,Appavoo,Nexia). De l'autre côté je peaufinais mon niveau académiques à travers des livres que j'achetais et lisais 1 mois avant les concours de licence d'expert comptable. Mais heureusement je les ai tous reussis! Le salaires de Rs1300 par mois me laissait pas trop d'espace pour me payer des cours ou avoir le support d'un tuteur. C'est pour cela que je facture maintenant en € ou $ :-D.
J'ai une grande reconnaissance envers ces grands messieurs qui m'ont tous pris la main pour me transmettre leurs experiences, notamment: Jaye Jingree, Wilfrid Koon, Clensy Appavoo et Xavier-Luc Duval (actuel vice premier ministre et ministre du tourisme). J'ai eu la chance d'avoir toujours été très proche de ces gens la, même s'ils avait des grandes équipes et qu'ils ne connaissaient personnellement pas tous les employés de leurs cabinets. J'avais le chic de me faire remarquer...et sans mini-jupe s'il vous plait! C'est grace à ces personnes très influentes à maurice que j'ai pu me faire des amis à tous les echellons dans les ministères, le bureau de l'immigration,et autres corps semblablesl
Un peu plus d'info perso: j'ai 33ans..enfin presque 34 (oui j'ai commencé à 18 ans). Marié à une très belle femme, Adilla. Père d'une fille de 4 ans (Haadya-Maryam Alzubra), et d'un fils de 11 mois (Imad Jibril Hassam). Ma femme est responsable des examens au British Council (équivalent anglais de l'Alliance Francaise). Ma fille monte un secte actuellement (La religion divine de Barbie), et elle accepte les dons...en devises. Mon fils, en vrai Jibril,est plus turbulent que Jibril Cissé.I'll s'est déjà jeté deux fois de son pousse-pousse et s'est arraché une dent tout entière, la racine avec.
Voila, je me suis livré à vous presque dans l'intimité car pour moi rien n'est plus beau que la relation humaine amicale et franche. D'ailleurs ce n'est pas un hasard si presque tous mes 'clients' sont à ce jour des amis.
Ca vous direz un consultant comme ca? ;-) (euh, ca sent un peu la pub là!)
Posté le 02/06/2008 à 12:00 par investirmaurice
Ca fait un bon moment que je voulais écrire sur ce sujet, ayant constaté une réelle incompréhension et de l'ignorance face aux droits & pouvoirs de chaque acteur dans une société. C'est encore plus démoralisant de voir bon nombre d'investisseurs perdre leurs entreprises de à travers des 'arrangements' juridiques faits pour 'contourner' certaines dispositions légales en force. Nous allons voir tout cela!
Le directeur
Le directeur d'une société fait parti d'un corps constitué de l'ensemble des directeurs: le Conseil d'Administration (C.A). A la base le poste de directeur est un poste juridique. Dans le langage commun, le directeur n'est pas nécessairement impliqué dans la gestion des affaires courantes d'une entreprise, ni dans l'actionnariat de la société.
En 'bon' français le directeur se traduit 'administrateur' d'où Conseil d'Administration OU Board of Directors en anglais.
Ce n'est pas le directeur lui-même qui prend les décisions; il est mandataire des pouvoirs qui lui sont conférés par le C.A. Donc, si celui-ci décide de ne donner aucun pouvoir à un directeur et de submerger un autre par des responsabilités énormes, c'est tout à fait son droit. A noter en cas de faute, aux yeux de la loi (aveugle) tous les directeurs se partagent la responsabilité!
Le C.A étant un corps regroupant tous les directeurs, il est évident que le processus de décision est réglé par un mécanisme de 'proposition & adoption après délibération'. Une décision est considérée prise si elle reçoit l'accord de la majorité des directeurs.
La loi mauricienne exige qu'il y ait au moins un directeur 'résidant ordinairement à Maurice'. Le mot souligné a une grande importance et veut dire deux choses: qu'un Mauricien non-résident n'est pas éligible ET qu'un étranger résident à travers un permis de séjour ne l'est pas non plus. L'esprit derrière cette exigence légale est simple et clair: assurer la présence d'au moins un directeur en cas de procès en cour. Le résident n'est pas trop 'volatile' !
Beaucoup d'investisseurs étrangers sont contraints ainsi à trouver un directeur 'mauricien' pour la réalisation de leur projet. Souvent c'est le cabinet consultant qui met à leur disposition un 'prête-nom'. Très commun aussi: l'ignorance fatale! J'explique. L'étranger reçoit très vite l'amitié et la sympathie d'un 'requin' mauricien en mal d'affection. Celui-ci veut 'simplement aider' et 'donne son nom'. L'étranger lui donne aussi des parts croyant que c'est obligatoire. En vrai directeur et actionnaire, le requin commence à montrer ses dents…Je vous laisse le soin de deviner la suite.
C'est plus prudent de nommer directeur un membre de votre cabinet consultant. Vous serez protégé par un protocole d'accord établissant ses rôles, responsabilités & limites. En professionnel, le consultant assumera mieux ses responsabilités comparé à un marchand de paréos directeur d'une diamanterie (j'en ai vu, oui).
Le Président
Aussi appelé Chairman en Anglais, cette personne n’a aucun pouvoir exceptionnel, comme le pensent beaucoup ! Il est à la base un directeur, et il préside les réunions de C.A. Une société peut nommer son président à chaque réunion mais peut aussi nommer une personne fixe pour tenir ce rôle. Le pouvoir du Président réside dans le vote additionnel qu’il dispose lors ‘une égalité parfaite des votes ‘pour’ et ‘contre’ d’une motion. Il peut faire pencher la balance selon sa volonté avec sa carte ’joker’.
L'actionnaire
L'actionnaire est celui qui met l'argent dans la société. Même si c'est son argent en jeu, il ne peux prendre des décisions touchant les affaires courantes de l'entreprise de par son statuts d'actionnaire. Il interviendra dans des assemblées annuelles ou extraordinaires. Là il peut proposer et faire adopter des résolutions pour enlever un ou des directeurs incompétents par exemple.
A noter que même si une personne tient et les fonctions de directeur et ceux d'actionnaire, ces deux fonctions sont indépendants et non liés. Quand elle siège à une réunion du C.A, par exemple, cette personne ne peut exercer ses droits d'actionnaire. Donc rien n'exige qu'un directeur soit actionnaire ou vice versa.
Certaines activités commerciales sont réservées aux mauriciens, d'autres ont des conditions assez serrées pour les étrangers (à lire les articles précédents). C'est naturellement dans ces cas que beaucoup d'investisseurs étrangers prennent le risque de mettre les parts au nom des mauriciens, qu'ils connaissent mal parfois. En tant qu'actionnaire, le mauricien peut très bien se mettre en assemblée extraordinaire et révoquer les autres directeurs tout en se nommant lui-même. Une fois directeur (seul ou avec des complices) il est capable de se donner les pouvoirs voulus: signataire aux comptes bancaires, délégué de pouvoir pour vendre les biens de la société, etc.
Ce qu'il faut faire pour se protéger dépend largement de la nature de l'entreprise et sa structure juridique. Mais les formules existent. Un bon consultant ayant une bonne dose d'expérience saura vous guider pour prévenir ou crever l'abcès.
Le mieux cependant, c'est de rester à l'écart des activités qui vous ne sont pas autorisées. L'idée de cette article m'est venue après deux semaines de bataille que j'ai du organiser et livrer pour deux clients qui se sont faits piégées par leurs directeurs/actionnaires; un après six mois de collaboration et l'autre après quinze ans! Je vous laisse deviner les maux deviner les maux de tête, et les 'tracer - couper' comme on dit en créole mauricien!
Bien sur, les choses les plus attrayantes nous viennent souvent en forme de fruits défendus! Que voulez vous? La vie a ses caprices...et les mauriciens aussi!
Posté le 17/04/2008 à 12:00 par investirmaurice
Maurice devient un peu l’Eldorado pour certains étrangers. Tandis que la majorité semblent s’installer pour les nombreux avantages qui leurs sont offerts, d’autres semblent trouver dans ce pays un potentiel intéressant pour ‘se faire du fric’ quel que soit le moyen. Un western où il suffit d’avoir la dégaine facile pour mieux vivre. Mais là où il y a Lucky Luke, y a aussi des Daltons, des Calamity James, et des Rantanplans…
Mon métier de consultant m’efforce à sortir pour voir autour de moi. Je travaille en réseau, et donc je suis obligé de constamment garder l’œil sur tous les acteurs de ce western. J’assiste aux duels, souvent je passe chez le Sheriff pour un café et je jette un œil sur ses ‘invités’, je suis proche aussi avec le chef de gare et le patron de la diligence, donc on parle souvent des nouveaux arrivés, et ceux qui partent. Nous assistons depuis peu à une croissance dans la population des chasseurs de primes sans scrupules. Notre western étant ‘nouveau’, nous comptons sur une petite évolution dans les mœurs. Ainsi nos chasseurs de primes se concentrent sur des ‘pigeons voyageurs’ qu’ils déplument pour se faire d’argent. Voici deux une histoire vécue dans le grand canyon de Maurice-ville.
Phano Blinker – l’homme qui tremble plus vite que son ombre.
Phano est français, jeune, beau, nouveau riche (héritage tombée du ciel), et.. a un goût prononcé pour l’alcool et le french cancan. Il tremble comme personne s’il ne se désinfecte pas le foie constamment. Il vient en touriste à Maurice-Ville et passe beaucoup de temps dans les saloons de la région de Grand Bay. Il rencontre Eddy le Borgne – un des chasseurs de pigeons les plus redouté et le piège est tendu. Phano et Eddy sympathisent très vite car ils sont tous deux originaire de la France. Eddy le Borgne a trouvé son bonheur des les bras de Joyce, une mauricienne. Mariage très pratique qui permit à Eddy d’élire domicile permanent à Mauriceville.
Eddy propose à Phano un investissement sans danger – dans une superbe affaire – un restaurant sur la route principale de la Pointe aux Canonniers. Cette affaire donnera à Phano la possibilité de devenir habitant de Maurice-ville lui aussi – intéressant car il sera loin de ses parents et libre dans les grands prés. Mais le malin Eddy trouvera des prétextes pour éviter que Phano fasse la visite des lieux durant son séjour et attend que celui-ci rentre en France pour mettre en place le scénario. Phano touche la terre de son pays natal, et n’a pas le temps de dire bonjour à ses parents qu’Eddy l’appel, il a les photos de l’affaire disponible et les envois par email. Phano est séduit, Eddy veut Rs1,6 millions pour bloquer l’affaire. Faut faire vite, beaucoup de personnes sont intéressées par cette affaire en or et sont prêts à délier leurs bourses !
Phano envoie l’argent très vite par virement, la pression monte, il veut pas perdre cette affaire, il transpire – tremble – se vide des bouteilles de désinfectant alcoolisés dans le corps, il est excité – il n’en peut plus, ça dure 2 semaines. Eddy appelle – il a reçu les sous, et a sécurisé l’affaire…Il a même parlé au Maire pour les papiers de Phano. Ce dernier prend la première diligence, pose les pieds à MauriceVille et demande au cocher de prendre la direction de sa nouvelle propriété………………
Ce n’est pas la même superbe que dans les photos. Non, y a même pas une chaise dans ce restaurant, c’est au fait un chantier. Eddy lui fait comprendre que les photos étaient vrais mais qu’il a cru bon de tout casser pour rénover – il a besoin de Rs1 million encore car les Rs1,6 millions il les a utilisé pour enlever le vieux mobilier.. ‘Ok’ dit Phano, il envoie un télégramme à ses parents. Les sous arrivent très vite, sur le compte d’Eddy.
Eddy mange les Rs1 millions et le chantier est le même, intacte. Phano est perdu, il veut un duel – Eddy le demande de venir dans la grande rue avec un revolver.. mais lui, il se pointe avec une mitraillette – il tire 4 balles à la seconde. Phano est tétanisé, il tremble (oui, encore !), son pantalon est trempé (non il ne pleuvait pas), il s’enfuit – rentre en France.
Après 1 an :
Phano continue à se désinfecter le foie et s’est juré de ne plus faire confiance aux photos.
Eddy, en bon chasseur, attend l’arrivée de la prochaine diligence…
Posté le 17/03/2008 à 12:00 par investirmaurice
Question pertinente, désarmante même, quand elle est sifflée de la bouche d’un potentiel client qui n’est pas trop convaincu de l’utilité d’augmenter ses dépenses par des honoraires de consultant. Quand je faisais mes premiers pas dans le domaine, cette question me mettait toujours dans une situation embarrassante moralement, quand j’avais une certaine appréhension à expliquer mon importance face à un interlocuteur. Au fil des années je me suis moi-même fait comprendre que le consultant était vraiment incontournable aux yeux de ceux qui désiraient s’installer dans un pays étranger.
J’ai ensuite constaté que les français avaient recours à un consultant plus facilement que les autres. Chaque nationalité a une qualité qui lui est prédominante, pour l’anecdote, je vous liste quelques unes pou rigoler. Ne m’en voulez pas, c’est vraiment des opinions personnelles que je me suis faite durant ma carrière.
Les indiens vous consultent, pose les questions qu’il faut et partent directement vers les autorités pour faire les procédures. S’ils réussissent vous les verrez plus, s’ils échouent ils reviennent vers vous pour demander plus de précisions et manquent rarement de vous faire comprendre que vous avez été incompétent la première fois et c’est votre seule chance de faire votre preuve.
Les anglais passent d’abords des heures à lires les documentations (tous anglais, naturellement), ensuite se font une idée (généralement bonne) de la chose, et viennent voir vous déjà experts dans la tête. Ils viennent vous voir, n’ont pas pour confirmer des choses, mais bien souvent pour débattre sur des théories et des textes de lois.
Les suds africains ne lisent que rarement les documentations (ils sont anglophones), et se livrent complètement à vous… mais ils ont quand même une superbe maîtrise des négociations financières, plus précisément au sujet des honoraires.
Bon, je vais m’attirer des foudre… remarquez que les piques sont plutôt sur les anglophones, donc ils pourront pas le lire ici ! Franchement, les français sont un peu piégés car il existe très peu de documentation en langue française et donc, avoir recours à un consultant devient primordial.
Un consultant n’est pas simplement un intermédiaire qui se place entre vous et les autorités. C’est quelqu’un qui connaît le terrain où vous allez vous aventurer, et peut aussi agir en démineur et éclaireur.
Posté le 17/01/2008 à 12:00 par investirmaurice
La corruption est mot qui fait soit frémir ou sourire, cela va de soi. Les opinions divergent quant à la gravité de la situation à Maurice. Je comprends fort bien qu’un investisseur étranger ayant le désir de s’installer dans l’ile-paradis sourcille parfois devant les exposés verbaux des habitués de cette pratique. Hier encore, je recevais un email d’une cliente française qui me demandait s’il était nécessaire de faire ‘une contribution’ pour faire accélérer ses dossiers. Une chose est claire : la corruption n’est pas tabou à Maurice…
Il existe deux types de corruption ; la traditionnelle et l’institutionnelle. La culture de la corruption est belle et bien présente sous le soleil – aussi bien établie qu’elle a même un nom mauricien : ‘ti dité’ ou pour mieux comprendre « petit thé ». On utilise se terme pour offrir ou demander cette contribution ‘social’ qui a le mérite de faire avancer beaucoup de choses. Souvent elle est si facilement acceptée qu’elle est offerte sans demande ni nécessité, d’où le terme ‘corruption traditionnelle’. Mon blog n’étant pas un plateforme d’opinion mais plutôt celui de faits, je vais vous exposer quelques exemples concrets de cette forme de corruption qui ne va vraisemblablement pas disparaître assez de sitôt. Je risque ici quelques égratignures, mais quand il faut y aller, il faut y aller.
Le palais de la corruption traditionnelle se trouve aux centres d’inspection automobiles gérés par l’Etat. Une voiture de plus de 11 ans se doit de se faire examiner pour confirmer son aptitude à circuler sur les routes. Or, ça fait des lurettes que les propriétaires des voitures glissent systématiquement Rs100 dans les papiers qu’ils doivent remettre aux inspecteurs. Cette pratique est devenue si courante que même les voitures en état irréprochable en font l’objet. Les inspecteurs ont eux-mêmes développés un réflexe étonnant car ils arrivent à saisir cette ‘contribution’ glissée entre les pages des documents à l’aveuglette et dans un tour de passe-passe, la jeter dans leurs tiroirs. Même le service anti-corruption n’a pu mettre au grand jour cette procédure parallèle qui se fait à l’arrière de la caisse officielle. Celui qui ne glisse pas sa part ne se sent pas à l’aise et a un sentiment de dette envers le ‘pauvre’ inspecteur. Cette corruption au lieu d’être perçue comme un délit, semble avoir la sympathie de tout le monde. On se sentirait coupable si on l’évitait.
La corruption institutionnelle est à presque tous les niveaux. A commencer par ceux qui aspirent une place dans le parlement Mauricien. Les campagnes électorales sont des exemples flagrants de corruption, bien acceptés cependant, par toute la nation Mauriciens. En sus de l’argent, du carburant pour les voitures, les classiques promesses d’emploi dans le secteur paraétatique, on offre également des grille-pains, des cocottes-minute (eh oui, la vie évolue). L’aspirant ministre devient tout à coup Père Noël hors saison ! Bon, il me semble ici que les campagnes électorales sont les mêmes partout, donc allons dire que l’on est semblable à vous... peut-être, je sais que Sarko est distributeur officiel de Karcher :o)
Pour faire avancer une demande de permis, on arrive souvent (très souvent même) à glisser quelques billets sous la table du fonctionnaire. Tiens, pour avoir un étal dans une foire, certaines personnes ont payé des prix forts… et le maire de la ville en question a été pris flagrant délit et il a goutté aux plaisirs de la cellule policière.
L’île Maurice a même une institution qui traque la corruption : l’ICAC. Intéressant de savoir que l’ancienne institution (l’ECO) fut dissolue par l’ancien régime parce qu’un de ses ministres était sur le point de se faire prendre. Donc, pour être certain de la crédibilité de l’ICAC, il faut attendre qu’un ministre soit dans leur filet…. En attendant, soyez certain de comprendre le mot ‘ti dité’… il vous sera utile si vous vous faites prendre sur l’autoroute voguant à plus de 90 KmH, la vitesse maxi autorisée dans le pays.