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Nom du blog :
investirmaurice
Description du blog :
Comprendre l'environement des affaires Mauricien pour y investir.
Catégorie :
Blog Economie
Date de création :
26.02.2007
Dernière mise à jour :
28.09.2009

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Qui suis-je?

Publié le 06/06/2008 à 12:00 par investirmaurice
Un des lecteurs de ce blog vient de me demander de definir mon metier. Jusqu'à maintenant je ne me suis pas arrêter pour me permettre cette reflexion. Aucun repis moral depuis que je me suis lancé dans cette carrière...16 ans maintenant. Aujourd'hui je ne trouve aucune autre definition à mon metier que celle de 'Gynaecologue des affaires'.

A 33 ans, je me rencontre que tout ce que je fais c'est principalement accompagner des entrepreneurs dans la realisation de leurs projets. Donc les gens viennent me consulter après avoir concu une idee d'entreprise, et moi je m'assure à ce que leur bébé trouve le jour dans les meilleures dispositions possibles. Souvent à l'approche de l'accouchement et pendant son déroulement, le gynaecologue devient symbole de dieu et juste après on l'oublie, c'est malheureusement mon cas aussi.

Je conseille les futurs dirigeants sur la meilleure structure juridique possible et j'entreprend toutes les procédures d'implementation. Creation de société, domiciliation de siège social, directeur nominatif..oui je fais tout ca. Pour plus de precision, vous pourrez consulter mon site web http://gibsonandhills.tripod.com.

Mais hors de l'accouchement, j'interviens aussi pour regler certains autres problèmes. Par exemple, agir en mediateur dans les disputes, relever les failles dans les systèmes de gestions & les corriger, entre autres. Je contribue beaucoup sur deux forums egalement, dont www.ile-maurice.com Et www.africaguide.com. Je pense humblement que je jouis d'une bonne dose de respect sur les deux...enfin si c'est pas trop de pretention de le dire ici!

Aussi, je m'occupe un peu aussi des missions monotones telles que la comptabilité, la gestion financière, l'audit, etc.

Ma formation c'est fait à la vieille école, sur le tas, entre les mains des meilleurs consultant du pays (KPMG,Appavoo,Nexia). De l'autre côté je peaufinais mon niveau académiques à travers des livres que j'achetais et lisais 1 mois avant les concours de licence d'expert comptable. Mais heureusement je les ai tous reussis! Le salaires de Rs1300 par mois me laissait pas trop d'espace pour me payer des cours ou avoir le support d'un tuteur. C'est pour cela que je facture maintenant en € ou $ :-D.

J'ai une grande reconnaissance envers ces grands messieurs qui m'ont tous pris la main pour me transmettre leurs experiences, notamment: Jaye Jingree, Wilfrid Koon, Clensy Appavoo et Xavier-Luc Duval (actuel vice premier ministre et ministre du tourisme). J'ai eu la chance d'avoir toujours été très proche de ces gens la, même s'ils avait des grandes équipes et qu'ils ne connaissaient personnellement pas tous les employés de leurs cabinets. J'avais le chic de me faire remarquer...et sans mini-jupe s'il vous plait! C'est grace à ces personnes très influentes à maurice que j'ai pu me faire des amis à tous les echellons dans les ministères, le bureau de l'immigration,et autres corps semblablesl

Un peu plus d'info perso: j'ai 33ans..enfin presque 34 (oui j'ai commencé à 18 ans). Marié à une très belle femme, Adilla. Père d'une fille de 4 ans (Haadya-Maryam Alzubra), et d'un fils de 11 mois (Imad Jibril Hassam). Ma femme est responsable des examens au British Council (équivalent anglais de l'Alliance Francaise). Ma fille monte un secte actuellement (La religion divine de Barbie), et elle accepte les dons...en devises. Mon fils, en vrai Jibril,est plus turbulent que Jibril Cissé.I'll s'est déjà jeté deux fois de son pousse-pousse et s'est arraché une dent tout entière, la racine avec.

Voila, je me suis livré à vous presque dans l'intimité car pour moi rien n'est plus beau que la relation humaine amicale et franche. D'ailleurs ce n'est pas un hasard si presque tous mes 'clients' sont à ce jour des amis.

Ca vous direz un consultant comme ca? ;-) (euh, ca sent un peu la pub là!)




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Le pouvoir dans une societe domestique

Publié le 02/06/2008 à 12:00 par investirmaurice
Ca fait un bon moment que je voulais écrire sur ce sujet, ayant constaté une réelle incompréhension et de l'ignorance face aux droits & pouvoirs de chaque acteur dans une société. C'est encore plus démoralisant de voir bon nombre d'investisseurs perdre leurs entreprises de à travers des 'arrangements' juridiques faits pour 'contourner' certaines dispositions légales en force. Nous allons voir tout cela!

Le directeur
Le directeur d'une société fait parti d'un corps constitué de l'ensemble des directeurs: le Conseil d'Administration (C.A). A la base le poste de directeur est un poste juridique. Dans le langage commun, le directeur n'est pas nécessairement impliqué dans la gestion des affaires courantes d'une entreprise, ni dans l'actionnariat de la société.

En 'bon' français le directeur se traduit 'administrateur' d'où Conseil d'Administration OU Board of Directors en anglais.

Ce n'est pas le directeur lui-même qui prend les décisions; il est mandataire des pouvoirs qui lui sont conférés par le C.A. Donc, si celui-ci décide de ne donner aucun pouvoir à un directeur et de submerger un autre par des responsabilités énormes, c'est tout à fait son droit. A noter en cas de faute, aux yeux de la loi (aveugle) tous les directeurs se partagent la responsabilité!

Le C.A étant un corps regroupant tous les directeurs, il est évident que le processus de décision est réglé par un mécanisme de 'proposition & adoption après délibération'. Une décision est considérée prise si elle reçoit l'accord de la majorité des directeurs.

La loi mauricienne exige qu'il y ait au moins un directeur 'résidant ordinairement à Maurice'. Le mot souligné a une grande importance et veut dire deux choses: qu'un Mauricien non-résident n'est pas éligible ET qu'un étranger résident à travers un permis de séjour ne l'est pas non plus. L'esprit derrière cette exigence légale est simple et clair: assurer la présence d'au moins un directeur en cas de procès en cour. Le résident n'est pas trop 'volatile' !

Beaucoup d'investisseurs étrangers sont contraints ainsi à trouver un directeur 'mauricien' pour la réalisation de leur projet. Souvent c'est le cabinet consultant qui met à leur disposition un 'prête-nom'. Très commun aussi: l'ignorance fatale! J'explique. L'étranger reçoit très vite l'amitié et la sympathie d'un 'requin' mauricien en mal d'affection. Celui-ci veut 'simplement aider' et 'donne son nom'. L'étranger lui donne aussi des parts croyant que c'est obligatoire. En vrai directeur et actionnaire, le requin commence à montrer ses dents…Je vous laisse le soin de deviner la suite.

C'est plus prudent de nommer directeur un membre de votre cabinet consultant. Vous serez protégé par un protocole d'accord établissant ses rôles, responsabilités & limites. En professionnel, le consultant assumera mieux ses responsabilités comparé à un marchand de paréos directeur d'une diamanterie (j'en ai vu, oui).

Le Président
Aussi appelé Chairman en Anglais, cette personne n’a aucun pouvoir exceptionnel, comme le pensent beaucoup ! Il est à la base un directeur, et il préside les réunions de C.A. Une société peut nommer son président à chaque réunion mais peut aussi nommer une personne fixe pour tenir ce rôle. Le pouvoir du Président réside dans le vote additionnel qu’il dispose lors ‘une égalité parfaite des votes ‘pour’ et ‘contre’ d’une motion. Il peut faire pencher la balance selon sa volonté avec sa carte ’joker’.


L'actionnaire
L'actionnaire est celui qui met l'argent dans la société. Même si c'est son argent en jeu, il ne peux prendre des décisions touchant les affaires courantes de l'entreprise de par son statuts d'actionnaire. Il interviendra dans des assemblées annuelles ou extraordinaires. Là il peut proposer et faire adopter des résolutions pour enlever un ou des directeurs incompétents par exemple.

A noter que même si une personne tient et les fonctions de directeur et ceux d'actionnaire, ces deux fonctions sont indépendants et non liés. Quand elle siège à une réunion du C.A, par exemple, cette personne ne peut exercer ses droits d'actionnaire. Donc rien n'exige qu'un directeur soit actionnaire ou vice versa.

Certaines activités commerciales sont réservées aux mauriciens, d'autres ont des conditions assez serrées pour les étrangers (à lire les articles précédents). C'est naturellement dans ces cas que beaucoup d'investisseurs étrangers prennent le risque de mettre les parts au nom des mauriciens, qu'ils connaissent mal parfois. En tant qu'actionnaire, le mauricien peut très bien se mettre en assemblée extraordinaire et révoquer les autres directeurs tout en se nommant lui-même. Une fois directeur (seul ou avec des complices) il est capable de se donner les pouvoirs voulus: signataire aux comptes bancaires, délégué de pouvoir pour vendre les biens de la société, etc.

Ce qu'il faut faire pour se protéger dépend largement de la nature de l'entreprise et sa structure juridique. Mais les formules existent. Un bon consultant ayant une bonne dose d'expérience saura vous guider pour prévenir ou crever l'abcès.

Le mieux cependant, c'est de rester à l'écart des activités qui vous ne sont pas autorisées. L'idée de cette article m'est venue après deux semaines de bataille que j'ai du organiser et livrer pour deux clients qui se sont faits piégées par leurs directeurs/actionnaires; un après six mois de collaboration et l'autre après quinze ans! Je vous laisse deviner les maux deviner les maux de tête, et les 'tracer - couper' comme on dit en créole mauricien!

Bien sur, les choses les plus attrayantes nous viennent souvent en forme de fruits défendus! Que voulez vous? La vie a ses caprices...et les mauriciens aussi!

Le nouveau western

Publié le 17/04/2008 à 12:00 par investirmaurice
Maurice devient un peu l’Eldorado pour certains étrangers. Tandis que la majorité semblent s’installer pour les nombreux avantages qui leurs sont offerts, d’autres semblent trouver dans ce pays un potentiel intéressant pour ‘se faire du fric’ quel que soit le moyen. Un western où il suffit d’avoir la dégaine facile pour mieux vivre. Mais là où il y a Lucky Luke, y a aussi des Daltons, des Calamity James, et des Rantanplans…

Mon métier de consultant m’efforce à sortir pour voir autour de moi. Je travaille en réseau, et donc je suis obligé de constamment garder l’œil sur tous les acteurs de ce western. J’assiste aux duels, souvent je passe chez le Sheriff pour un café et je jette un œil sur ses ‘invités’, je suis proche aussi avec le chef de gare et le patron de la diligence, donc on parle souvent des nouveaux arrivés, et ceux qui partent. Nous assistons depuis peu à une croissance dans la population des chasseurs de primes sans scrupules. Notre western étant ‘nouveau’, nous comptons sur une petite évolution dans les mœurs. Ainsi nos chasseurs de primes se concentrent sur des ‘pigeons voyageurs’ qu’ils déplument pour se faire d’argent. Voici deux une histoire vécue dans le grand canyon de Maurice-ville.

Phano Blinker – l’homme qui tremble plus vite que son ombre.

Phano est français, jeune, beau, nouveau riche (héritage tombée du ciel), et.. a un goût prononcé pour l’alcool et le french cancan. Il tremble comme personne s’il ne se désinfecte pas le foie constamment. Il vient en touriste à Maurice-Ville et passe beaucoup de temps dans les saloons de la région de Grand Bay. Il rencontre Eddy le Borgne – un des chasseurs de pigeons les plus redouté et le piège est tendu. Phano et Eddy sympathisent très vite car ils sont tous deux originaire de la France. Eddy le Borgne a trouvé son bonheur des les bras de Joyce, une mauricienne. Mariage très pratique qui permit à Eddy d’élire domicile permanent à Mauriceville.

Eddy propose à Phano un investissement sans danger – dans une superbe affaire – un restaurant sur la route principale de la Pointe aux Canonniers. Cette affaire donnera à Phano la possibilité de devenir habitant de Maurice-ville lui aussi – intéressant car il sera loin de ses parents et libre dans les grands prés. Mais le malin Eddy trouvera des prétextes pour éviter que Phano fasse la visite des lieux durant son séjour et attend que celui-ci rentre en France pour mettre en place le scénario. Phano touche la terre de son pays natal, et n’a pas le temps de dire bonjour à ses parents qu’Eddy l’appel, il a les photos de l’affaire disponible et les envois par email. Phano est séduit, Eddy veut Rs1,6 millions pour bloquer l’affaire. Faut faire vite, beaucoup de personnes sont intéressées par cette affaire en or et sont prêts à délier leurs bourses !

Phano envoie l’argent très vite par virement, la pression monte, il veut pas perdre cette affaire, il transpire – tremble – se vide des bouteilles de désinfectant alcoolisés dans le corps, il est excité – il n’en peut plus, ça dure 2 semaines. Eddy appelle – il a reçu les sous, et a sécurisé l’affaire…Il a même parlé au Maire pour les papiers de Phano. Ce dernier prend la première diligence, pose les pieds à MauriceVille et demande au cocher de prendre la direction de sa nouvelle propriété………………

Ce n’est pas la même superbe que dans les photos. Non, y a même pas une chaise dans ce restaurant, c’est au fait un chantier. Eddy lui fait comprendre que les photos étaient vrais mais qu’il a cru bon de tout casser pour rénover – il a besoin de Rs1 million encore car les Rs1,6 millions il les a utilisé pour enlever le vieux mobilier.. ‘Ok’ dit Phano, il envoie un télégramme à ses parents. Les sous arrivent très vite, sur le compte d’Eddy.

Eddy mange les Rs1 millions et le chantier est le même, intacte. Phano est perdu, il veut un duel – Eddy le demande de venir dans la grande rue avec un revolver.. mais lui, il se pointe avec une mitraillette – il tire 4 balles à la seconde. Phano est tétanisé, il tremble (oui, encore !), son pantalon est trempé (non il ne pleuvait pas), il s’enfuit – rentre en France.

Après 1 an :

Phano continue à se désinfecter le foie et s’est juré de ne plus faire confiance aux photos.

Eddy, en bon chasseur, attend l’arrivée de la prochaine diligence…

Pourquoi un consultant

Publié le 17/03/2008 à 12:00 par investirmaurice

Question pertinente, désarmante même, quand elle est sifflée de la bouche d’un potentiel client qui n’est pas trop convaincu de l’utilité d’augmenter ses dépenses par des honoraires de consultant. Quand je faisais mes premiers pas dans le domaine, cette question me mettait toujours dans une situation embarrassante moralement, quand j’avais une certaine appréhension à expliquer mon importance face à un interlocuteur. Au fil des années je me suis moi-même fait comprendre que le consultant était vraiment incontournable aux yeux de ceux qui désiraient s’installer dans un pays étranger.

J’ai ensuite constaté que les français avaient recours à un consultant plus facilement que les autres. Chaque nationalité a une qualité qui lui est prédominante, pour l’anecdote, je vous liste quelques unes pou rigoler. Ne m’en voulez pas, c’est vraiment des opinions personnelles que je me suis faite durant ma carrière.

Les indiens vous consultent, pose les questions qu’il faut et partent directement vers les autorités pour faire les procédures. S’ils réussissent vous les verrez plus, s’ils échouent ils reviennent vers vous pour demander plus de précisions et manquent rarement de vous faire comprendre que vous avez été incompétent la première fois et c’est votre seule chance de faire votre preuve.

Les anglais passent d’abords des heures à lires les documentations (tous anglais, naturellement), ensuite se font une idée (généralement bonne) de la chose, et viennent voir vous déjà experts dans la tête. Ils viennent vous voir, n’ont pas pour confirmer des choses, mais bien souvent pour débattre sur des théories et des textes de lois.

Les suds africains ne lisent que rarement les documentations (ils sont anglophones), et se livrent complètement à vous… mais ils ont quand même une superbe maîtrise des négociations financières, plus précisément au sujet des honoraires.

Bon, je vais m’attirer des foudre… remarquez que les piques sont plutôt sur les anglophones, donc ils pourront pas le lire ici !  Franchement, les français sont un peu piégés car il existe très peu de documentation en langue française et donc, avoir recours à un consultant devient primordial.

Un consultant n’est pas simplement un intermédiaire qui se place entre vous et les autorités. C’est quelqu’un qui connaît le terrain où vous allez vous aventurer, et peut aussi agir en démineur et éclaireur.





La corruption a Maurice - un apercu

Publié le 17/01/2008 à 12:00 par investirmaurice
La corruption est mot qui fait soit frémir ou sourire, cela va de soi. Les opinions divergent quant à la gravité de la situation à Maurice. Je comprends fort bien qu’un investisseur étranger ayant le désir de s’installer dans l’ile-paradis sourcille parfois devant les exposés verbaux des habitués de cette pratique. Hier encore, je recevais un email d’une cliente française qui me demandait s’il était nécessaire de faire ‘une contribution’ pour faire accélérer ses dossiers. Une chose est claire : la corruption n’est pas tabou à Maurice…

Il existe deux types de corruption ; la traditionnelle et l’institutionnelle. La culture de la corruption est belle et bien présente sous le soleil – aussi bien établie qu’elle a même un nom mauricien : ‘ti dité’ ou pour mieux comprendre « petit thé ». On utilise se terme pour offrir ou demander cette contribution ‘social’ qui a le mérite de faire avancer beaucoup de choses. Souvent elle est si facilement acceptée qu’elle est offerte sans demande ni nécessité, d’où le terme ‘corruption traditionnelle’. Mon blog n’étant pas un plateforme d’opinion mais plutôt celui de faits, je vais vous exposer quelques exemples concrets de cette forme de corruption qui ne va vraisemblablement pas disparaître assez de sitôt. Je risque ici quelques égratignures, mais quand il faut y aller, il faut y aller.

Le palais de la corruption traditionnelle se trouve aux centres d’inspection automobiles gérés par l’Etat. Une voiture de plus de 11 ans se doit de se faire examiner pour confirmer son aptitude à circuler sur les routes. Or, ça fait des lurettes que les propriétaires des voitures glissent systématiquement Rs100 dans les papiers qu’ils doivent remettre aux inspecteurs. Cette pratique est devenue si courante que même les voitures en état irréprochable en font l’objet. Les inspecteurs ont eux-mêmes développés un réflexe étonnant car ils arrivent à saisir cette ‘contribution’ glissée entre les pages des documents à l’aveuglette et dans un tour de passe-passe, la jeter dans leurs tiroirs. Même le service anti-corruption n’a pu mettre au grand jour cette procédure parallèle qui se fait à l’arrière de la caisse officielle. Celui qui ne glisse pas sa part ne se sent pas à l’aise et a un sentiment de dette envers le ‘pauvre’ inspecteur. Cette corruption au lieu d’être perçue comme un délit, semble avoir la sympathie de tout le monde. On se sentirait coupable si on l’évitait.

La corruption institutionnelle est à presque tous les niveaux. A commencer par ceux qui aspirent une place dans le parlement Mauricien. Les campagnes électorales sont des exemples flagrants de corruption, bien acceptés cependant, par toute la nation Mauriciens. En sus de l’argent, du carburant pour les voitures, les classiques promesses d’emploi dans le secteur paraétatique, on offre également des grille-pains, des cocottes-minute (eh oui, la vie évolue). L’aspirant ministre devient tout à coup Père Noël hors saison ! Bon, il me semble ici que les campagnes électorales sont les mêmes partout, donc allons dire que l’on est semblable à vous... peut-être, je sais que Sarko est distributeur officiel de Karcher :o)

Pour faire avancer une demande de permis, on arrive souvent (très souvent même) à glisser quelques billets sous la table du fonctionnaire. Tiens, pour avoir un étal dans une foire, certaines personnes ont payé des prix forts… et le maire de la ville en question a été pris flagrant délit et il a goutté aux plaisirs de la cellule policière.

L’île Maurice a même une institution qui traque la corruption : l’ICAC. Intéressant de savoir que l’ancienne institution (l’ECO) fut dissolue par l’ancien régime parce qu’un de ses ministres était sur le point de se faire prendre. Donc, pour être certain de la crédibilité de l’ICAC, il faut attendre qu’un ministre soit dans leur filet…. En attendant, soyez certain de comprendre le mot ‘ti dité’… il vous sera utile si vous vous faites prendre sur l’autoroute voguant à plus de 90 KmH, la vitesse maxi autorisée dans le pays.

La naturalisation

Publié le 07/11/2007 à 12:00 par investirmaurice
J'ai remarqué ces derniers temps une réelle croissance dans les demandes de nationalité mauricienne. La plupart des intéressés sont issus du milieu des affaires et sont souvent des 'étrangers' bien établis sur le sol mauricien. Cette croissance vient peut-être de la nouvelle législation qui ne nécessite plus la renonciation à sa nationalité d'origine.

Bien souvent aussi, je me vois en face d'une incompréhension compréhensible (excusez le jeu de mot) de la part des potentiels demandeurs. Les critères et conditions imposées ne sont pas vraiment disponibles en français, d'une part et d'autres parts elles sont dans un anglais d'une lourdeur technico-legale inaccessible aux communs des mortels.

J'entends souvent : 'mais j'ai investi Rs X millions, je dois être capable d'obtenir ma nationalité'. Contre le poids d'un tel argument, je me sens gêné de dire 'non, malheureusement vous n'êtes pas encore éligible'. L'investissement peut certes peser dans le dossier de demande, mais ce n'est pas le seul critère a prendre en compte aussi important qu'il soit.

Je vais tenter d'expliquer les procédures qui gouvernent ce type de demande au lieu de lister simplement les conditions et critères demandées. Cela permettra une meilleure compréhension des dispositions légales en force.

Le formulaire de la demande est un affidavit à jurer devant un magistrat. Donc la demande se fait clairement sur des déclarations de bonnes fois, juré de façon solennelle. L'affidavit signe par le magistrat et portant le sceau de la cour suprême sera envoyé au bureau du premier ministre accompagné des autres pièces du dossier.

Le temps de résidence sur le sol mauricien est la condition de base. Il faut avoir passe 5 X 365 jours sur une durée totale de 7 ans qui précèdent la demande. En sus de cela, le demandeur doit avoir passe 12 mois consécutives a Maurice avant de faire sa demande. Les personnes ne pouvant se dispenser des voyages a l'étranger doivent expliquer les motifs de leurs sorties. Cela se fait à travers un tableau listant les entrées, les sorties et la durée du séjour hors de Maurice et aussi son motif. Ce tableau sera vérifié par l'immigration mauricienne.

Les documents de résidence (permis de séjour, etc) seront utiles pour justifier la présence du demandeur sur le territoire mauricien. Ceux-ci ne sont pas officiellement demandés mais je conseille à mes clients de les inclure afin de réduire le temps que mettront les autorités pour chercher ces justifications auprès des autres instances.

Il faut aussi inclure une copie de ses documents d'état civile (acte de naissance, mariage, etc). Le nom des parents sont importants également car on doit les mentionner sur l'affidavit.

Les preuves d'investissement dans l'économie mauricienne fait par le demandeur sont aussi d'un poids certains pour le dossier. Ce confirme les attaches que le demandeur a pour son pays d'adoption. Donc des relevés bancaires, preuves de virements etc sont d'une utilité certaine.

Un certificat de moralité complète le tout. Ceci est l'équivalent du bulletin no3 du casier judiciaire confirmant la bonne disposition morale du demandeur.

La partie la plus sensible reste quand même la mention de quatre garants mauriciens qui seront appelés à déposer auprès de la police (l'intelligence). Il faut remplir un formulaire spécifique et le faire signer par quatre mauriciens qui y certifient les bonnes dispositions morales du demandeur. Ces quatre personnes et le demandeur devront aussi déposer devant la police. Celle ci fera une enquête indépendante et donnera ses recommandations au bureau du Premier Ministre. Cette enquête prend aussi en considération tout procès légal en cours de quelque nature que soit que fait objet le demandeur.

Il est logique maintenant de voir s'étaler le processus sur des longs mois sans garantis de conclusions positives. Alors soyez méfiant quand on vous donne des durées de semaines voire de jours pour la conclusion d’une demande. La naturalisation est un terrain sensible et ce n'est pas gagne d'avance même si on obéi toutes les conditions. Les honoraires des consultants sont naturellement élevés au vu des heures d'intervention que la mission exige dans son ensemble, et le degré d'implication nécessaire

Les subtilités d'une nation multi-raciale

Publié le 22/08/2007 à 12:00 par investirmaurice
La base culturelle de l’Ile Maurice

L’histoire et la culture d’un pays sont importantes pour tout étranger désirant s’y installer. L’île Maurice ne fait pas exception à la règle, et il serait même très utile de aux étrangers de comprendre les subtilités de cette nation multiraciale. L’harmonie et la paix semblent planer sur le pays qui projette une image de population soudée malgré leurs différences ethniques et culturelles. Il serait difficile de tout relater dans une seule session, alors nous commencerons par un des points les plus sensibles.


Les perceptions entourant les blancs
Les mauriciens ne sont pas racistes, loin de la. Ils ont cependant une perception assez particulière sur les gens de la race blanche, si j’ose mentionner le terme tel quel. Les blancs mauriciens ont souvent nourris cette perception, peut-être dans leur avantage, en évitant soigneusement de se mêler à la population que j’appellerai ‘commune’. Pour faciliter la rédaction, je vais utiliser le terme ‘blanc’, sans connotation raciste. Alors, quelles sont ces perceptions ?

D’abord le blanc représente le pouvoir et la richesse. Le pouvoir, je pense, vient plutôt de l’empreinte laissée par les colons, propriétaires d’esclaves ou administrateurs du pays, sous les ordres desquels les ancêtres de la population commune évoluaient. Aujourd’hui les descendants des colons sont parmi les plus riches propriétaires fonciers du pays de par leurs héritages. Certes ils ont très judicieusement fait fructifier leurs avoirs pour être à ce jour aux reines des plus grosses sociétés locales, engagés dans divers secteurs d’activités (cane à sucre, tourisme, commerce, etc) – mais ils ont aussi, dans la foulée, fait perdurer la perception de richesse et pouvoir – à juste titre d’ailleurs.

Ajouté à cette image, la vague des touristes européens (blancs) qui déferle sur Maurice à partir des années 80. On les voit capable de payer les superbes hôtels, nouveau dans les paysages architecturaux qui étaient alors composés de maisons en tôles ou pailles. Ces touristes, visiblement riches car pouvant aussi payer le billet d’avion (chose imaginable pour le peuple commun), ont largement contribué à maintenir l’image de la suprématie des blancs.

Je ne souviens de mon grand-père, jardinier chez des franco-mauriciens, qui se referait toujours à ses patrons comme ‘missié’ (monsieur en créole) en signe de grand respect. Mon grand père était pourtant un dur à cuire… mais il baissait sa voix quand il parlait de ses employeurs. Les anciens, il est vrai, avait toujours un sentiment d’infériorité en face des blancs et cela a longtemps contribué à maintenir une certaine stabilité dans le pays (évitant les révoltes comme au Zimbabwe). Les valeurs morales étant très fortes à Maurice (mais ça commence à disparaître!), les anciens ont su faire passer ce sentiment à leurs enfants.

Heureusement qu’au fil de l’évolution du pays, les choses ont commencé à changer ; la mentalité de la nouvelle génération est différente. L’éducation gratuite aidant, bon nombre de gens de la population commune ont su profiter de l’aubaine pour diminuer l’écart intellectuel. Aujourd’hui, mieux que cela, l’éducation est obligatoire jusqu’à un certain age. Ensuite, ce sont les développements et les avancements technologiques (presse, Internet, media, etc) qui ont certainement mis le progrès et l’avancement à la portée des gens. L’écart est maintenant moindre, c’est vrai, mais l’avance déjà prise, et la force de la perception continue à faire leurs effets. On cède volontiers la route à un BMW qui fonce vers vous, sans injurier le chauffeur (blanc)… chose presque impossible dans d’autre cas de figure. Vous êtes traités avec un grand bonjour dans les restos et magasins…mais faut pas s’étonner si un mauricien commun lui, passe inaperçu.

Il est vrai aussi que dans certains cas, les blancs font face à une agressivité, car souvent ils sont considérés comme arrogants et pas sociables... mais ça, c’est une autre paire de manche.

Le revers de la médaille ? Vous êtes riches, donc vous pouvez payer !... ou même on peut vous voler dans diminuer votre fortune. Donc, touristes ou expatriés…soyez plus vigilants.

Les locations long-termes

Publié le 25/07/2007 à 12:00 par investirmaurice
Milles excuses pour ce retard. Un heureux événement a occupé mon emploi du temps ; l’arrivée de mon fils Imaad le 4 juillet dernier. Il vient compléter la famille avec ma fille Haadya-Maryam. Un grand merci à Adilla, formidable épouse, pour ces merveilleux cadeaux.


[COLOR=red]L’endroit idéal pour les expatriés
Maurice est connu pour ses paysages paradisiaques et ses plages sublimes. Les mauriciens ne se sentent pas trop flattés d’y être, pourtant. Il est indéniable que passer quelques jours au paradis et y séjourner pour des raisons professionnelles sont deux choses différentes. L’expatrié se trouve souvent dans une désillusion déconcertante face à la réalité qui se dévoile après quelques mois.

J’ai connu quelqu’un qui était ébloui par la première maison visitée, en vue d’une location à long terme, mais qui s’est refroidi après moins d’un mois. Pourtant, la maison se trouvait en face de la mer dans une des villages les plus séduisantes. Ainsi, je me suis dit qu’il serait peut-être intéressant de m’attarder sur les types d’hébergements disponibles aux expatriés et les points importants à saisir pour bien caler son choix.

[COLOR=red]Les régions ‘habitables’C’est un fait : les étrangers préfèrent être proche de la plage, attraction principale de l’île. La région côtière du Nord est renommée pour sa vocation touristique. Donc, boites de nuit, shopping, loisirs – tout est disponible. Grand Baie, par exemple, regorge de restaurants, d’hôtels, de centre de sports, etc. Il va sans dire que le prix d’une location à long terme reste relative cher comparé aux régions urbaines (par exemple).

Flic en Flac, dans l’ouest, est légèrement moins cher, mais reste quand même un endroit de choix, moins développé certes mais vu la tendance, l’écart est en passe d’être rattrapé. Ceux qui cherchent la tranquillité dans un confort, proche de la nature, peuvent aspirer à trouver (pour un peu plus cher encore) une base dans Tamarin (le Monaco mauricien) ou même Rivière Noire. Des vues sublimes vers la mer et des palaces jonchés sur les hauteurs ! Sensations de bien-être assurés.

L’est peut toujours se vanter des villages comme Belle Mare ou Trou d’Eau Douce mais reste quand même loin dans le classement. Peut-être à cause de sa distance et son accessibilité face aux centres d’affaires (Cybercité , Port Louis, etc).

Le sud est l’enfant pauvre car dépourvu de toute infrastructure de loisirs et de développement capable d’attirer les étrangers, habitués aux grands espaces sociales.

Donc pour résumer, on peut se perdre dans les tapages d’une urbanisation annoncée de Grand Baie, ou se payer la tranquillité de Rivière Noire pour à peu près le même prix. Pour légèrement moins cher, et moins d’excitation, Flic en Flac est disponible.. avec la plus longue plage de l’île.


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Les prix – une idée
La location d’un bungalow avec piscine à Flic en Flac : Rs25,000 à monter. Ce montant peut atteindre les Rs40,000 mais touchera rarement les Rs50,000 ou Rs60,000.

A Grand Baie, on commence à partir de Rs35,000 pour quelque chose de décent, car l’espace est rare et le terrain presque non disponible pour des constructions futures. Donc on doit se faire une place dans ce qui est disponible, et en fonction de la demande le prix montent.

A Tamarin et Rivière Noire, le prix monte un peu plus, car les constructions sont nouvelles. Des architectures sublimes dans des cours superbement décorés de jardin et piscine. Endroits prisés principalement par les diplomates et les hauts cadres, Rivière Noires respirent la classe et donne toute suite une pincée d’élégance à l’habitant. Les prix : Rs35,000 et touchant parfois même les Rs120,000 !

Les prix de location des régions urbaines commencent, eux, à partir de Rs10,000 pour atteindre un maximum de Rs40,000– une indication qui vous permettra de mieux comprendre les coûts du luxe et du prestige à Maurice.







La magie du buget

Publié le 21/06/2007 à 12:00 par investirmaurice
Le dernier budget du gouvernement mauricien est sur toutes les lèvres à Maurice ! Naturellement, dirait-on, cet exercice d’équilibriste annuel entrepris par chaque régime en place suscite l’intérêt d’une population en mal de loisir. Débats passionnés, souvent dopés à la sauce politiques, discours venimeux – tout y est ! Le gouvernement actuel, étant à mi-chemin de son mandat, se devait de présenter un plan économique faisant la part belle au social ; et ce après un précédent exercice mal accueilli par la population dans son ensemble.

Le petit peuple a longtemps gardé le goût amer d’un budget d’austérité. L’arrivée de la taxe immobilière, taxant toutes les propriétés (rurales et urbaines) et surtout les fameux pieds-dans-l’eau, fut une catastrophe en elle-même. Sans cadastre (eh oui, ça n’existe pas à Maurice !), comment le gouvernement pensait-il évaluer la propriété ? Tout ça, c’était dans l’exercice de 2006/2007. Méfiant à souhait, le mauricien s’attendait à une augmentation du taux de TVA (actuellement 15%) ou à l’élargissement de l’assiette fiscale. A ce stade, il est bon de noter que le mauricien commun est expert dans les analyses. Les meilleurs stratèges en football, les meilleures analystes economico-politico-social… vous les trouverez tous sous la varangue d’une taverne… étonnant !

La psychose est vite installée ; on annonce un taux de TVA de 17% qui devait aussi inclure les denrées de base (riz, farine, huile..), normalement exemptes de cette taxe. On annonce aussi, dans ces milieux connaisseurs, des taxes additionnelles sur la cigarette et les boissons alcoolisées – souffre douleur par excellence de tout régime en manque de liquidité et de crédibilité. Les supermarchés annoncent une pénurie de tous ces produits soi-disant dans le viseur du grand argentier. Résultat : pas de lait, ni de cigarettes à partir de la veille du discours du budget - sport favoris des commerçants à l’évidence depuis l’indépendance du pays.

Le penalty est tiré… contre-pied parfait ! Pas de taxe additionnelle, mais une réduction de la taxe corporative de 22.5% à 15% pour tout le monde… même les particuliers. Pas d’augmentation de la cigarette (je suis fumeur)…bref : aucun prix ne prend l’ascenseur. Par contre, des mesures judicieuses, visant à capitaliser davantage sur le pouvoir d’achat des étrangers (évidemment € & $) à travers une ouverture (encore, oui !) de l’espace économique mauricienne.

Le plan IRS, à l’avantage des gros propriétaires fonciers mauriciens, est élargi afin de permettre aux petits détenteurs de terrains (10 Ha) de lancer leur projet. Les potentiels acheteurs étrangers peuvent acheter sans contraintes de prix (avant c’était US$ 500,000). Autre mesure, les expatriés étrangers percevant un salaire mensuel de Rs150,000 peuvent faire une demande de Résidence Permanente, menant aux droits d’acquisitions de fonciers. Le visa d’affaires, de 90 jours maximum par an est étendu à 180 jours et un permis de séjour professionnel disponible pour 9 mois.. avant impossible !

Le manque d’initiative est interprété par le Ministre de Finance d’une façon royalement positive. Le pays progresse et donc n’a plus besoin de mesures d’austérité additionnel - et ce même ministre a passé son temps à décrier son héritage économique catastrophique et les squelettes laissées dans le placard par l’ancien régime. Le Ministre des Finances, a maintes fois déclaré avant son discours ‘je ne suis pas un magicien’….et à mon avis il lui sera difficile à expliquer la magie qui a changé l’économie potiron en palanquin royal. Cendrillon, ou es-tu ?

Locataire - proprietaire!

Publié le 05/06/2007 à 12:00 par investirmaurice
On m’a souvent posé des questions relatives aux baux disponibles aux étrangers. C’est courant de voir une confusion s’installer dans l’appréciation des droits liés aux baux comparés à ceux liés à l’acquisition propre. Je vais, ici, essayé d’étaler les possibilités qui existent pour les étrangers qui veulent soit acheter ou louer de l’immobilier pour les besoins de leurs affaires.

Il est possible et tout à fait permis d’acheter de l’immobilier afin de mener à bien ses activités commerciales. Cependant, il faudra avoir l’aval du Board of Investment, qui se penchera sur la nécessité et la pertinence d’une telle acquisition. L’avis du bureau du premier ministre est même sollicité dans certains cas. Les demandeurs doivent avoir en place leurs structures juridiques au moment de la demande. Si le bien en question ne pose aucun problème au niveau du voisinage, et que son acquisition n’a aucune indication d’un possible spéculation foncière, l’étranger peut tranquillement faire son achat.

Pour l'achat d'un bien residentiel, veuillez voir les anciens posts pour les conditions et l'éligibilité.

La location, quelle que soit pour residence ou affaire, est beaucoup plus simple. Il est important de savoir qu’un étranger peut louer un local pour des raisons commerciales ou résidentielles sans nécessité de consulter les autorités. La location est libre et permise si elle ne dépasse par une durée de 20 ans ! Avec cette clause dans les lois, les possibilités d’acquisition deviennent quand même une question de matière grise. On peut déployer bon nombre de structures qui s’apparente visuellement à une location, mais qui en fin de compte, se révèle être des véritables vente – donnant les droits de propriétaire à un locataire !

J’ai soulevé la question avec bon nombre de notaires et hommes de loi qui ne le savait pas et… ils n’ont trouvé mieux que sourciller et dire ‘ c’est ce que X ou Y fait’


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